Santé sexuelle : les LGBT+ , les grands oubliés

Autrice : Laura MARIE


La santé sexuelle est un enseignement obligatoire. Pourtant, certains restent encore à l’écart : les personnes LGBT+. Attention, nos interventions restent souvent hétéronormées - considérant l’hétérosexualité comme l’unique orientation sexuelle. 



Levons la voix sur toutes les orientations sexuelles : il n’y a pas que l’hétérosexualité comme horizon ! Chacun.e doit pouvoir se retrouver dans les discours des professionnel.le.s. Notre mission : répondre à la réalité de nos publics. Toutes les sexualités ne doivent pas être taboues. Aborder la santé sexuelle permet justement de questionner les jeunes sur leurs envies, leurs choix, et de remettre en question les normes genrées imposées. Discuter de toutes nos possibilités nous permet de déconstruire les stéréotypes et lutter contre les préjugés LGBTphobes. 



 “Non, une fille n’est pas obligée d’être féminine, et un garçon, viril... 

  Non, tout le monde ne doit pas entrer dans la case d’hétérosexuel…

  Non, on ne naît pas soit homme, soit femme...  “



En discuter, c’est leur offrir la chance de s’épanouir dans un type de relation qu’ils n’avaient peut être pas la possibilité d’envisager, et accepter les envies et choix des autres.


Androgyne, asexuel.le, non-binaire, polyamoureux.se, queer, transexuel.le, gay, lesbienne… Leur sous-représentation dans la société - voire leur invisibilité - entraîne une profonde méconnaissance, mais aussi de grandes inégalités entre les individus. Le plaisir est un droit pour tou.te.s. Que l’on soit hétérosexuel.le, bisexuel.le, transexuel.le ou autre, tout le monde doit avoir accès à une éducation à la santé sexuelle et au consentement.


Avec SéduQ, nous proposons un outil inclusif et, on l’assume, un peu à contre-courant de ce qui existe. Au début de la partie, les joueurs.euses choisissent un personnage de l’orientation sexuelle qu’ils.elles veulent. Dans le jeu comme dans la vraie vie, nos désirs et nos choix ne sont pas nécessairement reliés à un genre ou à une orientation. En matière de sexualité, chacun.e fait ce qu’il veut - à partir du moment où chacun.e est consentant.e.


Pour nous, ouvrir le dialogue sur les genre et les sexualités, en établissement scolaire ou ailleurs, est une priorité. L’école est d’ailleurs l’un lieu où les agressions LGBTphobes sont les plus courantes, juste devant l’espace public et les transports en commun. 


Pleins d’initiatives fleurissent, soutenons-les !



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